Pépinière VERT ECARLATE


Petit guide des plantations

Techniques de plantation - Choix des espèces

 
 
Saison de plantation
Si la saison de plantation peut s'étaler du 15 octobre au 15 mars et même au delà, il est toujours préférable de planter tôt en saison, dès la fin de la période végétative. La terre étant encore chaude et l'activité racinaire encore en développement, le végétal à
le temps de “s'installer" en émettant de nouvelles racines. Le départ sera alors immédiat au printemps suivant. L'hiver, hors période de fort gel, est aussi favorable.
Plus la plantation sera tardive, moins la reprise sera bonne. Les périodes chaudes et sèches du printemps sont très néfastes pour des plantes qui sont incapables de puiser assez d'eau pour compenser les pertes dues à la transpiration, faute de racines actives.
Et si la reprise de première année est trop difficile, le végétal qui aura épuisé les réserves contenues dans ses racines, ne pouvant pas les reconstituer avant plusieurs années aura une croissance chétive. Tous ces facteurs défavorables sont amplifiés avec des plantes de grande taille (proportionnellement moins de racines)
 
 
Trou de plantation
Plus que la profondeur (40 cm environ pour un arbre de taille courante), c'est la surface du trou qui doit être importante. Par exemple pour une taille 80/100, prévoir au moins 60 cm de diamètre. Cette surface doit être labourée, aérée, pour permettre une progression facile des racines. Elle sera avantageusement décompactée et remuée en profondeur, mais sans mélanger les deux types de terre. Seule la terre des 30 premiers centimètres est fertile, riche en humus, éléments fertilisants et micro-organismes. C'est dans cette terre de surface que l'arbre va vivre. En profondeur ses racines serviront d'ancrage et à puiser l'eau en période sèche.
Cette surface labourée doit être maintenue désherbée et binée pendant au moins la première année, mais ce travail du sol sera aussi très profitable la 2eme. Cette pratique évite la concurrence de l'herbe qui absorbe eau et éléments minéraux au détriment de la plante. Ce procédé, il est vrai peu esthétique, est celui que l'on utilise pour toute culture (agriculture, potager et...pépinière) réduit ici à un seul arbre. Dans le cas de haies ou massifs, utiliser la même technique en retournant toute la surface de la zone à planter et non pas trou par trou. Le résultat est spectaculaire, avec une perte de croissance réduite et une reprise normale dès la 2eme année. A comparer avec nombre de plantes qui végètent pendant des années. Le paillage, ou “mulch", peut encore améliorer la croissance en limitant l’évaporation de l'eau du sol.
 
 
Taille à la plantation
Ne pas hésiter à tailler assez sévèrement les arbres et arbustes, et d'autant plus qu'ils ont peu de racines. Sans cette opération, on retrouve le problème de l’équilibre transpiration foliaire/ absorption racinaire. Seule l'extrémité des radicelles absorbe l'eau. Si elles ont été supprimées ce sont les nouvelles racines en formation qui auront cette fonction, avec une capacité d'absorption encore limitée. Cet équilibrage branches/racines est un peu frustrant pour celui qui voit son achat coup de coeur amputé, réduit en hauteur et perdant (momentanément) sa silhouette. Il sera récompensé après quelques semaines de végétation en voyant de nouvelles branches vigoureuses repartir sur le bois.Tous ces conseils de taille ne s'appliquent évidemment pas au plantes cultivées en conteneur puisqu'elles gardent l'intégralité de leurs racines. Les conifères ne se taillent pas non plus à la plantation, surtout l'extrémité terminale (la flêche). Raison de plus pour les planter tôt en saison.
 
 
Arrosage
Il permet de mettre en contact la terre et les racines, en tassant les poches d'air et en rétablissant la capillarité entre sol et radicelles. Pour les mêmes raisons que précédemment, il sera d'autant plus important que la saison sera avancée. Attention aux conteneurs dont la terre est desséchée: imbiber la motte avant plantation dans un seau pendant 1/2 h. Sans cette précaution il sera presque impossible de mouiller ce terreau spécial, l'eau coulant à la périphérie sans y pénétrer.
 
 

Bien choisir son arbre
 
Afin d’éviter des surprises désagréables (arbres devenant gigantesques à coté d'une maison), il est nécessaire de choisir des espèces adaptées à l'espace dont elles disposeront à maturité. Pour cela, il est indispensable de connaître les dimensions adultes des végétaux. Il faut bien garder en mémoire qu’à 25 ans un arbre fait déjà environ la moitié de sa hauteur adulte.
 
· Les arbustes eux mêmes peuvent atteindre des hauteurs allant de 0,50 m à 2 ou 3 m, soit la hauteur d'un étage (en tenir compte devant une fenêtre par exemple). Ils vont dans tous les jardins.
 
· Les arbrisseaux atteignent 6 à 8 m., les petits arbres 10 m. environ. C'est la hauteur d'une maison. Ces deux catégories ont déjà une silhouette d'arbre, mais leurs dimensions limitées les rendent tout à fait adaptés aux jardins moyens, de 500 à 1500 m2 . Une taille légère pratiquée régulièrement (comme pour les arbustes) peut limiter leur hauteur.
 
· Les arbres de 2eme grandeur, atteignant 20 m. une fois adultes, pourront trouver leur place à partir de 1500 m2 environ, en quantité limitée.
 
· Les arbres de 1ere grandeur qui dépasseront les 30 m, seront hélas proscrits de la plupart des jardins particuliers, à moins de disposer de plus de 2500 ou mieux 5000 m2 Ce sont souvent les plus fascinants par leur stature, ils peuvent en effet couvrir plus de 500 m2 au sol (certes à un àge déjà avancé...). Leur masse imposante demande un certain recul pour en profiter. Ces arbres ne devront pas être plantés à moins de 5 m. de distance d'autres de la même espèce et à moins de 10/15 m. d'arbres d'autres espèces (compter même 20 m. si l'on veut laisser l'espace nécessaire à leur plein épanouissement). Ces distances peuvent paraître immenses quand il s'agit de jeunes arbres, mais il faut toujours imaginer l'arbre adulte. Au besoin visitez un parc ancien ou un arboretum (musées vivants de l'arbre) et prenez les mesures et écartements des arbres qui vous intéressent, vous serez surpris.
 
 
Pour remplir un espace semblant trop vide dans les premières années, on peut utiliser des arbustes, qui ont souvent une croissance plus rapide, mais qui n'entreront pas en concurrence avec l'arbre. Ou encore planter des arbres à croissance rapide et de faible valeur qui seront “sacrifiés” le moment venu. Ne pas tenir compte de ces critères obligera à recourir à l'abattage 15, 20 ou 30 ans plus tard, d'arbres en pleine croissance que vous aviez pourtant plantés avec tant de soins... Combien de cèdres ont subi ce triste sort? Recourir à l’élagage? Outre le fait qu'il détruise définitivement l'ésthétique de l'arbre, il doit être reconduit périodiquement (l'arbre n'arrêtera jamais de grandir) et fragilise sa structure (vent, pourriture du bois,...) et, au contraire de ce que
l'on entend souvent, cela ne lui fait pas “du bien". Il est absolument proscrit sur la plupart des conifères.
Dernier conseil: évitez de planter en “rang d'oignons", surtout les haies variées, mais jouez avec les hauteurs, les formes, les textures, les couleurs, les distances, en vous inspirant du paysage environnant, pour vous rapprocher de l'aspect "naturel", de loin le plus harmonieux.
 

 

 

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